Qui je suis // Parcours

Artiste plasticienne née en 1975, affiliée à la maison des artistes.
Je vis et travaille à Lyon.
Formation universitaire : Histoire de l'art, Arts-plastiques et Art-thérapie


Principales expositions (sélection)

2018 10 ans pour 10 artistes (Festival "Quand les souris dansent" /Lyon) 
2018  "il est interdit d'interdire" Association Geneviève Dumont, Pollionay
2018 "Art'ifice", Montgéron
2017 Sign art contemporain, Lyon 2
2016 Sign-art contemporain, Lyon. 
2015 Exposition personnelle "Je suis une Voix" du 18 septembre au 3 octobre 2015. Galerie La Rage, Lyon
2014  Rendez-vous à l'atelier, (Evénement Rhône-Alpes). Villeurbanne
2014  Invitée d'Honneur la Côtière des Arts de Thil (01)
2013  Nuit Résonance de la biennale d'art contemporain de Lyon
2012  Rendez-vous à l’Atelier (événement Rhône-Alpes). Lyon
2012  Biennale Internationale d’Art Contemporain. Casablanca, Maroc
2011  Vénus 2. Projet Spacejunk avec Europa Donna. Exposition à Lyon et Villeurbanne
2010  Résidence d’artistes au Centre d’Art Contemporain d’Essaouira, Maroc
2009  Exposition à l’atelier Deloha // 
Exposition à la Biennale Internationale de Photographie, Oujda, Maroc
2008  Résidence d’artistes avec l'association Ajad à Gafaït, Maroc // 
Projection d’un travail vidéo, festival Summertime, Rhône
2007  Performance de peinture (prix) sur le thème « traverser la douleur », organisée par l'association Accompagner lors du 3ème congrès mondial sur les soins palliatifs, Lyon
2006 à 2008  Expositions et lectures de mes textes durant la manifestation "Le printemps des poètes". Rhône
2006   « Passage » exposition collective à Berne, Suisse ; échange artistique avec la Maison d’Art Contemporain de Pérouges (01)
2005  « Confidentiel » exposition pour la Biennale Off d’Art Contemporain, Carré 30, Lyon
2000  Exposition, festival « Le jardin des Possibles », Lyon //

Performance collective, peinture, danse, musique, lecture, « Le 14 », Lyon
1999  Symposium de sculpture sur pierre, fondation René Panis, (01)
1996  Création et présidente de l’association « Malerei-Sonne » et diffusion artistique du groupe de peintres du même nom

Publications

Ailleurs Anthologie poétique, Edition de l'Aigrette. 2018
Alcôve  - in progress
Cih aux éditions Sang d'Encre 2008
Avec tout malgré tout en collaboration avec Armand Dupuy, ed Sang d'Encre. 2006
 







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A propos de
Aurélie NOËL


« Si l'âme du monde existe, il semble qu'elle se tient dans tous les interstices.

On l'appelle le Désir. Ou la soif d'Absolu.
Mais elle se tient bien là, dans tous les interstices.

De l'espace et du temps, elle est tout à la fois, elle est là juste avant que la feuille ne se pose ; elle est là dans dans le chant qu'un oiseau vient d'émettre ; Elle se cache dans l'ombre pour recevoir déjà les soubresauts du bleu, le jaune fou et le vert qui peuplent l'émotion de ce qui adviendra d'un paysage composé de lumière.

Elle est dans la passion, avant qu'elle ne s'épuise.

Elle est dans les saisons de l'automne, de l'été ; rien alors ne pèse car tout est prolongé, dans une gestation. Paradoxe limité.

Elle est dans le sein nu d'une femme qui allaite. Ou quand l'être nouveau regarde une dernière fois le visage infini qu'il faudra oublier.

Elle se tient sur le fil de l'équilibriste et s'éteint lorsqu'il touche au but de sa traversée.

Elle est dans la jouissance, surtout dans son acmé, un apaisement fou dans une tension ardente. Qu'on ne veut pas vraiment.
On l'appelle le Désir. Ou la soif d'Absolu. On l'invoque souvent. Elle ne se manifeste que dans sa liberté.

On peut l'appeler Chemin, ou fenêtre ou talus.
Dans tout ce qui nous cache, et attire nos yeux ; dans une porte fermée qui condamne une pièce. Ou la clôture interne que le rêve fait lâcher.
C'est descendre à la cave, quand celle-ci est fermée.
C'est attendre à la gare, quand l'être qu'on espère se trouve à notre portée.

C'est un mélange subtile de tristesse et de joie, sublimée dans la grâce d'une présence sauvage.
Et le vent qui caresse une peau ardente épuisée par le sel.
Et la vague dont l'écume n'est pas encore formée, quand elle tape le sable, ou quand elle va taper.
Le sable qui attend son dénouement heureux. La tendresse du soir quand vient le crépuscule.

C'est le pied qui se pose sur un sol qui craque et la neige encore vierge dans l'espoir de ton pas.

Et le premier baiser, qu'on devine immortel et les jours à compter le retour d'un amant.

Juste avant le couteau, précédent le pinceau, quand la vision du peintre contient seule la couleur.
Quelques vers se posent, orphelins, ineffables , laissant de gracieuses traces sur une cornée émue.
De leur parenté, tu ne sais encore rien.

La précipitation d'une main appelée par la lettre, et le cri intérieur que pousse le creux immaculé pour le plein gigantesque.

Une déclaration, encore tue, ignorée. Une déclaration lorsqu'elle est devinée.

Et peut-être le doigt qui essuie une larme. Sitôt qu'elle a séché, l'âme du monde s'efface.

Si le Désir existe, tu ne peux qu'effleurer le sens indéchiffrable de son humanité.

Mais lorsque tu regardes flamber à l'horizon la pliure fragile du ciel sur l'océan, que l'élément liquide se mélange à l'air, et que des bulles d'amour envahissent ton sang, alors seulement peut-être, l'âme du monde pénètre ton désir d'Absolu et tu comprends le sens de ta venue Ici. »

de 
Caroline Drahi,
auteur de
Les aveux de faiblesse
Editions Amalthée 2011